Ici le terroir, sous l'influence des courants océaniques, permet de cultiver des légumes toute l'année. Le climat y est idéal, ni trop chaud et ni trop froid, ce qui a favorisé le développement de la culture légumière. Parmi environ 25 variétés de légumes, il y a l’oignon de Roscoff qui a décroché l'AOC en juillet dernier, un légume frais qui se conserve, et constituait une excellente provision de bord assurant la bonne santé des marins. Au 17e siècle, l’évêque de Léon tente dans ses jardins les premières cultures d’un curieux « fruit royal », réservé aux tables des nobles… C’est l’artichaut ! C’est encore un évêque de Léon, Monseigneur de la Marche, qui lance, un siècle plus tard, la culture de la pomme de terre. Puis, au 19e siècle, le chou-fleur est importé de Naples. Ces légumes frais acquièrent vite leur renommée. Les expéditions lointaines commencent par la mer vers les grandes villes françaises, vers le Royaume-Uni, vers l’Allemagne… et le chemin de fer offre de nouveaux marchés. En plus des légumes historiques, la gamme s'est élargie avec des tomates, fraises, endives, brocolis et mini-légumes. A noter que la maque "Prince de Bretagne" rassemble plus de 2500 producteurs répartis sur tout le nord de la Bretagne. Des visites sont organisées par la CCI de Morlaix pour découvrir les légumes dans leur environnement et la prochaine fois nous penserons à réserver la visite auprès de l'office du tourisme de Saint Pol de Léon (visite du marché au cadran et de la station d'expérimentation légumière et horticole).
Le temps est splendide, après un tour de ville, nous embarquons à 14h30 à l'embarcadère à marée haute sur une vedette de la Cie Armein qui propose quand la hauteur d'eau le permet la visite commentée de la baie de Morlaix et la remontée de la rivière de Morlaix avec arrêt d'une heure à Morlaix et transfert en bus de l'écluse au centre-ville. C'est l'occasion de faire une sortie en mer, de découvrir la baie, le château du Taureau (forteresse maritime) et les réserves d'oiseaux.
Nous passons à la pointe de Bloscon qui ferme le port en eau profonde de Roscoff où accostent les car-ferries de la Cie maritime Britanny Ferries des lignes de Cork ou Plymouth. Le dernier né de la Cie a pris la mer en juin dernier et notre capitaine est très fier d'évoquer cette réussite. C'est Alexis Gourvennec (1936-2007), un ancien syndicaliste paysan qui impulsa à 25 ans, la création de la SICA du pays du Léon en 1961. En 1968, il est également l'un des fers de lance d'une politique publique de désenclavement du Finistère. Cette politique comportait notamment le développement du réseau routier, et la construction du port, permettant de donner aux agriculteurs du Nord-Finistère les moyens maritimes d'exporter leur production de l'autre côté de la Manche.
Nous dînons en terrasse à la crêperie des Korrigans ...
Le temps est splendide, après un tour de ville, nous embarquons à 14h30 à l'embarcadère à marée haute sur une vedette de la Cie Armein qui propose quand la hauteur d'eau le permet la visite commentée de la baie de Morlaix et la remontée de la rivière de Morlaix avec arrêt d'une heure à Morlaix et transfert en bus de l'écluse au centre-ville. C'est l'occasion de faire une sortie en mer, de découvrir la baie, le château du Taureau (forteresse maritime) et les réserves d'oiseaux.
Nous passons à la pointe de Bloscon qui ferme le port en eau profonde de Roscoff où accostent les car-ferries de la Cie maritime Britanny Ferries des lignes de Cork ou Plymouth. Le dernier né de la Cie a pris la mer en juin dernier et notre capitaine est très fier d'évoquer cette réussite. C'est Alexis Gourvennec (1936-2007), un ancien syndicaliste paysan qui impulsa à 25 ans, la création de la SICA du pays du Léon en 1961. En 1968, il est également l'un des fers de lance d'une politique publique de désenclavement du Finistère. Cette politique comportait notamment le développement du réseau routier, et la construction du port, permettant de donner aux agriculteurs du Nord-Finistère les moyens maritimes d'exporter leur production de l'autre côté de la Manche.
Pour desservir ce port qu'aucune compagnie ne souhaitait, il lance la compagnie Britanny Ferries en 1972, dont 65 % des capitaux étaient détenus par des agriculteurs. Cette entreprise a prospéré pour devenir la première compagnie maritime française sur le trafic passagers et fret, avec 8 bateaux et 2500 employés pour un chiffre d'affaires d'environ 365 millions d'euros.
Nous dînons en terrasse à la crêperie des Korrigans ...

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