lundi 1 août 2011

Mercredi 27 juillet - Piriac sur Mer


Port de Piriac-sur-Mer
Mercredi, jour de marché ! Nous réalisons que nous avons laissé notre voiture  sur la grande place et tentons une approche discrète de la "Prius" ...C'est bien ce qu'on supposait, elle est bloquée entre un stand de poulets rôtis et un stand de sous-vêtements avec un PV bien en évidence sur le pare-brise ! Il ne manquait plus que ça en plus de la très mauvaise nuit due au tumulte incessant des bandes de "fils de bonne famille" bourrés et vociférant dans les rues jusqu'à 3 heures du matin... Privés de véhicule, nous marchons vers le port de plaisance pour décompresser. Dans le fond, ce n'est pas si grave... mais comment a-t-on fait pour ne pas voir les panneaux ?
De petites rues étroites bordées de maisons anciennes mènent au port. Ici pas de marina ni d'immeubles mais une belle petite église de granit, ce qui donne à cette petite cité de caractère beaucoup de cachet. Le port accueille pas moins de 780 bateaux sur ponton et une vingtaine à l'échouage. Manu est attiré par le système de porte basculante qui s'ouvre et se ferme au rythme des marées et permet l'accès du bassin à flot. 
Le port est très animé avec ses bars, son manège et sa cabane à sucre tenue par 3 générations réunies (le papy qui confectionne les sucettes "gros Jules", la mamy qui prépare les gaufres, la fille à la barbe à papa, le fils au stand de tir à la carabine, la petite fille à la vente !). 


Groupe "La Belle Bleue" : morceaux de papier
www.labellebleue.org
L'après-midi, après avoir repris possession de notre voiture et récupéré nos chaussures de rando, nous prenons le chemin des douaniers à partir de la plage Saint-Michel pour rejoindre la pointe du Castelli. La côte est très variée avec des plages de sable, des criques et une multitude de rochers aux formes surprenantes. A la pointe du Castelli, nous continuons à longer la côté jusqu'au petit port de Lérat puis nous traversons le village de Kervin pour emprunter la piste cyclable "Vélocéan" pour revenir sur Piriac. Après cette ballade de 8 km, nous retournons sur le port boire un bon coup et nous reposer. Puis nous profitons de l'excellente qualité du restaurant de notre hôtel pour déguster des huîtres accompagnées d'un très bon Muscadet suivi de poissons locaux très frais. Enfin, nous profitons du spectacle musical et du magnifique coucher de soleil sur l'Océan.

samedi 30 juillet 2011

Mardi 26 juillet - St Nazaire : la légende transatlantique

Le Normandie
Comme nous aimons les croisières et les gros paquebots (de l'anglais " packet-boat", désignant les navires transportant du courrier) nous ne pouvions passer à Saint-Nazaire sans visiter Escal'Atlantic situé dans la ville-port. Ce site marque la volonté de St Nazaire de mettre en avant son passé et son présent industriel en offrant des visites innovantes car vivantes et attrayantes. Depuis 1861 sont sortis des chantiers pas moins de 78 paquebots (le Normandie, le France ...) et 120 navires de guerre ainsi que des bateaux de toutes sortes : cargos, pétroliers, méthaniers, sous-marins ...

Nous empruntons donc la passerelle du paquebot "Escal'Atlantic" qui a été reconstitué à l'intérieur de la base sous-marine et, entre imaginaire et réalité, nous arrivons à la réception pour un voyage à travers l'histoire et la légende des plus célèbres transatlantiques. Nous traversons couloirs et coursives, passons de la soute aux ponts supérieurs, des cabines aux cuisines et explorons le paquebot dans ses moindres recoins pendant près de 2 heures.

Puis nous passons le pont levant pour flâner dans le quartier des docks et nous restaurer. La prochaine fois, nous réserverons pour visiter les chantiers de l'Atlantique.

A première vue, St Nazaire qui a été entièrement reconstruite après la seconde guerre mondiale, à la va-vite et à angle droit, semble froide et sans intérêt avec un caractère industriel qui ressort avec évidence. Néanmoins, nous trouvons certains quartiers assez sympas comme la ville-port conçu par l'architecte catalan Manuel de Sola et le front de mer où subsistent de vieilles maisons cossues du XIXeme.

Nous quittons Saint-Nazaire par la "côte d'amour" jusqu'à Piriac sur Mer. Sous un beau soleil, nous traversons les stations balnéaires de Pornichet, la Baule, le Pouliguen. Le boulevard de la mer qui porte bien son nom vu le nombre de véhicules qui y circulent, est long d'une dizaine de kilomètres et les immeubles résidentiels ont malheureusement remplacé les villas d'avant guerre. Il en reste à l'arrière de cette barre de béton dans la pinède mais qui ne voient plus le large depuis longtemps. Nous sommes déçus par rapport à Cannes, Deauville ou Biarritz qui dégagent un certain charme, et pas emballés du tout par l'ambiance pseudo-BCBG de ces stations où les seuls activités semblent se résumer à la plage, le tennis, le golf et l'équitation ... et poursuivons donc notre route.

Nous passons rapidement au Croisic qui semble avoir conservé son caractère de port breton avec son port et sa criée. Le sud de la péninsule aussi appelée "côte sauvage" entre Port-Lin et la plage de Saint-Goustan est un peu moins bâti et donc plus sauvage.
Piriac-sur-Mer

Nous traversons Guérande connue pour ses marais salants et le fameux "sel de Guérande" et la Turballe connue pour la sardine qui a fait la fortune du port et arrivons à Piriac sur Mer, classée "petite cité de caractère".

vendredi 29 juillet 2011

Lundi 25 juillet - d'Angers à Nantes

Sous une légère bruine, nous traversons les rues commerçantes en direction de la FNAC ! En effet, avec 155 000 habitants et 283 000 en agglomération, Angers se place à la 17ème place des villes de France et on y trouve pas mal de grandes enseignes commerciales, ce qui nous manque un peu à Mâcon. Comme à chaque fois que nous entrons dans ce de magasin, Manu regarde les dernières nouveautés technologiques et nous faisons le plein de livres pour l'été.
Nous empruntons le Pont de Verdun vers le port de Maine d'où on a une très belle vue sur le château. Nous marchons à travers le très ancien quartier de la Doutre dont les rues sont bordées de belles maisons à pans de bois. Nous visitons l'église de la Trinité (XIIe) de style gothique Plantagenêt avant de prendre la route vers Nantes.

Nantes, métropole constituée de 24 communes et 590 000 habitants, se trouve à environ 1 heure d'Angers. Nous arrivons dans l'après-midi à l'hôtel des Colonies dans le quartier Graslin qui selon les avis des internautes disposait de chambres correctes et d'un calme absolu, ce qui n'était pas du tout le cas de notre chambre ! Déçus par notre hébergement, nous sommes donc partis visiter la ville de Jules Verne en pleine métamorphose ! En effet, depuis 15 ans, le centre ville a connu bien des évolutions (tramway, rénovation du cours des 50 otages et de l'Ile Feydeau, rues piétonnes et parkings) et nous sentons bien que cette transformation s'accélère car toute la ville est en travaux afin de devenir le véritable cœur d'une énorme agglomération !

Dans ce tumulte urbain, nous empruntons le superbe et étonnant passage couvert Pommeraye, d'époque Louis Philippe, jusqu'à la place du commerce située sur l'ancien port au vin où l'ancien Palais de la Bourse accueille la Fnac de Nantes (mais nous décidons de ne pas y entrer !)

Nous traversons la Loire pour rejoindre l'Ile de Nantes où les anciens chantiers navals ont été reconvertis en projet urbain. Il reste les traverses en acier et l'énorme grue Titan. On se promène à travers de drôles de machines et des manèges inspirés des romans de Jules Vernes et des dessins de Léonard de Vinci .. avant de faire halte sur les bords de Loire à proximité du Palais de Justice et du projet de mémorial à l'abolition de l'esclavage.

En effet, ancienne capitale de la traite négrière, Nantes a fondé une part de ses richesses sur son statut de premier port négrier de France. Du XVIIe au milieu du XIXe siècle, des navires mirent le cap vers l'Afrique pour y échanger leur cargaison de marchandises contre des millions de captifs, vendus ensuite comme esclaves sur le continent américain. Ce trafic assurait la prospérité des colons planteurs de canne à sucre ou de coton et garantit l'essor de toute l'économie occidentale. Sur les 4100 expéditions négrières françaises, près de la moitié partirent de Nantes.

Nous retraversons la Loire vers l'Ile Feydeau (qui n'est plus une île depuis 60 ans) où se trouvent de très beaux hôtels particuliers avec balcons en fer forgé construits au XVIIIe siècle par des négociants et armateurs.

On arrive devant l'imposant Château des Ducs de Bretagne puis on rentre dans le quartier médiéval du Bouffay jusqu'à la place du Change, considérée dès le Moyen Age comme le centre géographique de Nantes et le point de départ des principales voies de communication vers Vannes, Rennes et Angers. C'est dans une maison à pan de bois du XVe siècle, que nous décidons après cette bonne promenade de nous restaurer.

Nous sommes impressionnés par les importants travaux et projets en cours pour créer des espaces publics et essayer de diminuer la place de la voiture (rues qui deviennent uniquement piétonnes, développement des transports collectifs, création de pistes cyclables) et nous comptons bien revenir à Nantes quand tous les travaux seront terminés mais pour l'instant, nous décidons de raccourcir notre séjour et d'aller trouver un peu de confort et de calme au bord de l'océan.

Dimanche 24 juillet 2011 - Escapade urbaine à Angers

Arrivés à destination en milieu d'après-midi, nous partons à pied découvrir la Cité d'Angers au gré de ses ruelles. Nous arrivons devant l'imposant Château forteresse construit au XIIIe siècle par Blanche de Castille, qui surplombe la Maine et comporte 17 tours de schistes et de tuffeau. Au XIVe et XVe siècles, les ducs d'Anjou Louis Ier, Louis II et le "bon roi René" développent au château une vie de cour brillante et aménagent bâtiments et jardins.

Nous traversons la cour pour monter sur le mur d'enceinte. De la tour du moulin, haute de 40 mètres, nous avons une vue unique sur la ville et les bords de Maine. Nous empruntons le chemin de ronde qui fait le tour de la forteresse et traverse des jardins suspendus où sont cultivés de la vigne avec des tuteurs en ardoise et des espèces connues du Moyen-Age : plantes médicinales, aromatiques et fleurs reproduites sur la célèbre tenture de l'Apocalypse.

Aujourd'hui, le château abrite la tenture de l'Apocalypse, qui par ses dimensions exceptionnelles (4,50 m de haut sur 100 m de long), son ancienneté (commandée en 1375 et achevée en 1385) et sa qualité est une des plus belles œuvres de la tapisserie médiévale existante. Nous passons un bon moment, pendus à nos audio-guides, à écouter la description des scènes qui évoquent avec beaucoup de réalisme les ravages de la guerre, razzias, peste, famine etc... autant de détails que nous n'aurions pas perçus sans ce guidage.

La visite terminée, nous rejoignons la cathédrale Saint-Maurice en passant la vieille cité aux ruelles très étroites où se dressent des maisons à pans de bois qui ont parfaitement résisté au temps.

Nous prenons la rue Saint-Aubin, rue piétonne la plus commerçante d'Angers, qui nous amène à l'heure de l'apéro sur la grande place du Ralliement où se trouve le théâtre ainsi que plusieurs bars et brasseries où nous décidons de nous restaurer avant de rentrer à l'Hôtel continental situé en plein centre.

dimanche 18 avril 2010

Monaco - un petit rocher très riche

Nous ne pouvions pas visiter la Côte d'Azur sans aller voir la Principauté de Monaco, petit état souverain (moins de 2,5 km◊) s'étendant sur une étroite bande côtière de 3,5 km de long, situé à seulement 12 km à l'ouest de la frontière italienne. Monaco est composé de quatre districts: Monaco-Ville, La Condamine, Monte-Carlo et Fontvieille.

Avec Manu, nous avons eu l'occasion de venir en voilier dans le port, mais jamais de visiter ensemble la vieille ville.

La richesse de Monaco, c'est bien sûr la société des bains de mer, fondée en 1863, et le casino créé immédiatement après pour divertir les curistes. Des ressources développées tout au long du XXe siècle, mais qui n'auraient pas suffi à assurer le développement de Monaco s'il n'y avait eu, en 1963, un accord spécifique sur les impôts, passé entre la Principauté et la France. Monaco a obtenu le droit de récupérer et de garder la TVA des produits vendus sur le Rocher. C'est ce qui a fait la richesse de cette ville État.

À partir de cette ressource, le Prince Rainier a su développer des talents de chef d'entreprise, gagnant 31 hectares de surface sur la mer, permettant ainsi le développement de projets immobiliers, touristiques et de congrès. La principauté s'est également dotée d'un Festival du cirque, d'un Tournoi de tennis venant de débuter et d'un rallye automobile se déroulant en mai et dont les préparatifs venaient de débuter !

À peine sortis du parking de la digue, nous nous sommes trouvés face à d'énormes yachts, et un impressionnant 4 mâts, encore plus imposant que les bateaux des ports de Cannes et Nice. Du parking, on peut maintenant rejoindre la vieille ville par des escalators très modernes... Nous avons emprunté le parcours de la princesse Grâce et traversé de magnifiques jardins jusqu'à la cathédrale où reposent le prince Rainier et la princesse Grâce. Nous nous sommes promenés jusqu'au palais d'où l'on a une très belle vue sur la principauté.

Ensuite, nous avons visité le Musée océanographique, fondé en 1910, majestueux édifice en pierre de taille dominant la mer de 85 mètres. Il abrite au sous-sol de très beaux aquariums répartis en deux zones, "tropicale" et "méditerranéenne" avec plus de 350 espèces de poissons. Nous avons déjà visité les aquariums de Brest et Vancouver et celui-ci est également remarquable avec son impressionnant "lagon", immense aquarium présentant sur deux niveaux de grands prédateurs des fonds marins : requins, raies, murènes...

Dans les étages se trouvent les collections scientifiques des campagnes menées par le Prince Albert 1er depuis 1885. On y voit aussi des collections de faune marine, d'oiseaux naturalisés et d'impressionnants squelettes de mammifères marins : orque, lamantin, narval et un rorqual mâle de plus de 20 mètres de long échoué sur les rivages italiens en 1896.

La terrasse sur le toit du musée offre une vue exceptionnelle jusqu'à la Riviera italienne et propose une exposition temporaire très particulière basée sur l'anatomie humaine...

En quittant le parking, nous sommes passés devant pas moins de 5 Ferraris rouges et grises, et bien d'autres voitures de luxe... une ville de parade !

Au final, un après-midi "intéressant" dans un décor d'opérette, avec ses palaces et casinos rococo, paradis du jeu... mais en fait un endroit parfaitement invivable !

Découverte de Nice au fil de l'eau

Nice compte près de 347 000 habitants ! Cette grande ville de la Côte d'Azur s'étire le long de la promenade des Anglais et déploie face à la Méditerranée ses palaces et ses façades parées d'ocres rouges et jaunes. Nous avons consacré notre journée à la visite du front de mer, à la vieille ville puis à une promenade côtière jusqu'à la rade de Villefranche-sur-Mer.

Nous nous sommes promenés sur la promenade des Anglais qui épouse l'immense courbe de la baie des anges. Nous sommes passés devant le Negresco, actuellement en rénovation, avec ses rondeurs Belle Époque, devant le palais de la Méditerranée avec sa monumentale façade Art déco pour rejoindre la place Masséna, bel ensemble architectural de style turinois complètement rénové avec ses arcades ocre-rouge où seuls le tramway et les piétons peuvent passer.

Puis nous avons découvert la vieille ville après une flânerie sur le cours Saleya, où se tient le marché aux fleurs et aux primeurs. Nous avons été comme beaucoup de touristes séduits par le charme méridional de ce quartier animé de bistrots et petits restaurants qui fleurent bon la cuisine locale et où nous avons donc déjeuné.

Ensuite nous avons rejoint le port avec ses immeubles aux jolies façades ocre et embarqué, quai Lunel, pour une croisière côtière commentée. C'est une agréable manière de découvrir Nice au fil de l'eau du port de Nice vers le Cap Ferrat, en traversant la célèbre rade de Villefranche-sur-Mer, riche de splendides édifices et de magnifiques villas. Nous sommes passés devant le charmant port de pêche de Villefranche et le célèbre restaurant de bouillabaisse de la "Mère Germaine" qui rappelle un peu le port de Portofino. Puis sommes revenus par la promenade des Anglais.

J'ai trouvé que la ville de Nice s'était beaucoup modernisée, avec notamment la rénovation de la promenade des Anglais, son espace piétonnier et une piste cyclable, de grands parkings, un centre-ville attractif, un tramway et des immeubles bien rénovés.


Grasse et le monde du parfum

Aujourd'hui, nous allons à Grasse à la rencontre du monde des parfums. Nous commençons par visiter le musée international de la parfumerie, qui après 4 ans de travaux pour rénovation et extension a rouvert ses portes fin 2008 sur 3500 m◊ de salles d'exposition, jardins, boutique... Ce musée aborde l'histoire du parfum sous tous ses aspects : matière première, fabrication, usages, innovation, négoce, design... Il présente une importante collection d'objets archéologiques, objets d'art, des pièces uniques ou industrielles. En plus des panneaux d'information, des audioguides nous ont permis de découvrir les différentes facettes de ce très intéressant musée.

Après une immersion d'environ 2 heures dans le monde du parfum, nous avons profité du café du musée pour nous restaurer avant de nous rendre au studio des fragrances de la parfumerie Galimard où nous avions pris rendez-vous pour une séance de 2 heures de création de parfum.

Nous avons commencé par nous installer chacun devant un "orgue à parfums", il s'agit d'un meuble professionnel en bois destiné à ranger en demi-cercle l'essentiel des flacons de matières premières utilisées par un parfumeur, soit pour notre expérience, 127 flacons représentant chacun un assemblage d'environ 15 matières premières pour nous faciliter la tâche.

Ensuite, le maître-parfumeur nous a expliqué l'architecture d'un bon parfum avec ses notes de fond (celles qui persistent longtemps après que le parfum ait été vaporisé et qui peuvent rester des mois sur un vêtement), ses notes de cœur (celles qui constituent le cœur du parfum et demeurent pendant plusieurs heures) et ses notes de tête (celles qui sont liées à la première impression olfactive et sont les plus volatiles).

Elle nous a demandé de choisir entre la création d'un parfum d'homme ou de femme et d'évaluer notre profil olfactif en respirant une quinzaine d'échantillons représentant les grandes familles olfactives (fruitée, florale, orientale, gourmande, etc.) et en sélectionnant 2 échantillons préférés. J'ai été séduite par la famille des "oriental boisé" et "floral fleuri". Notre travail de composition pouvait ainsi débuter en commençant par mélanger dans un tube à essai les 3 premiers accords sur une sélection de 6 composants typiques pour les notes de fond avec la vanille très prisée en option. C'est ainsi que parmi "Bois mousse", "Opoponax", "Lilas", "Santal", "Ambréine", "Complexe boisé" et "Vanille" j'ai fait mon premier accord avec 15 ml de "Lilas" puis 10 ml "Ambréine", 10 ml "Santal" et 10 ml de "Complexe boisé".

Ce premier mélange nous a permis d'évaluer une première harmonie des essences et l'équilibre à rechercher. Ainsi, la seconde étape a consisté à apporter les notes de cœur en sélectionnant 3 autres accords (pour mon parfum : complexe fruité 5ml, fleuri Ylang 5 ml, fleur de Jacinthe 5ml). Après avoir mélangé l'ensemble, nous y avons trempé une mouillette (bande en papier/carton) et l'avons utilisée pour sélectionner 3 accords complémentaires en sentant chaque accord associé au mélange (pour mon parfum : océane 5 ml, note tabac 5 ml, gardénia 5ml).

Très concentrés, mais quand même saturés par toutes ces odeurs, nous sommes sortis respirer l'air pur avant de poursuivre sur les notes de tête. Nous avons sélectionné 3 accords sur de nombreux échantillons puis encore 2 autres à l'aide de la mouillette (pour mon parfum : litchi 5 ml, bergamote verte 10 ml, lotus 5 ml et thé vert 5ml) . Enfin après un dernier mélange, nous avons assisté à la naissance de notre eau de parfum à 14 % unique et personnelle. Nous lui avons donné un nom puis sommes repartis avec notre précieux flacon de 100 ml muni d'une étiquette personnalisée.

Nous avons été très satisfaits de notre création et véritablement transportés par la magie qui s'est opérée tout au long de ces 2 heures d'initiation à la parfumerie. Nous avons poursuivi notre journée par la visite de l'usine de la parfumerie Galimard créée en 1747 par Jean de Galimard, seigneur de Seranon. Il n'est malheureusement pas possible de voir les procédés d'extraction compte tenu de l'utilisation de solvants qui nécessite le port d'une tenue adéquate. Cette entreprise est restée entièrement familiale et perpétue son savoir-faire en s'appuyant sur sa passion de la parfumerie fine. Après quelques achats, nous sommes rentrés à Cannes.